A propos d’identité…

Sans faire de la promotion et de la sauvegarde de l’identité comtoise notre nouveau dada (loin de là, il nous reste tant de luttes et de combats à mener), ce billet a pour but de montrer qu’une fois encore l’extrême-droite n’invente rien mais récupère systématiquement les cultures et les histoires des peuples et que d’autres individus que nous (les vilains crasseux gauchistes décadents) refusent ces récupérations.

Un petit texte (pas de notre cru, avec lequel on est pas entièrement d’accord et tant mieux) dédié aux bouffons fascistes du Front Comtois :

à propos de la défense de notre identité :

Depuis quelque temps, l’extrème droite utilise largement la notion et le terme d’identité, et tente de monopoliser peu à peu le terrain de sa défense. Dans ce contexte, il est important de faire une mise au point.

Afficher l’identité comtoise, c’est refuser cette récupération. C’est justement en revendiquant cette identité que nous ne l’abandonnerons pas à ceux qui veulent l’instrumentaliser au service de leurs idées de rejet et de refus de la différence. Même s’il ne faut pas croire à la supériorité d’une culture sur une autre, de notre identité sur celle de quiconque, il ne faut pas croire non plus que nous ayons à la cacher ou à la laisser disparaître. Face à une vision de « pureté identitaire où le mélange est impossible » véhiculée par l’extrême droite et face à « une vision humaniste politiquement correcte où affirmer son identité revient à se renfermer sur soi », il est important de se positionner pour ne pas tomber dans le rejet de l’autre ou dans l’uniformisation.

L’identité comtoise est bien réelle mais elle n’est pas une… Nous sommes le fruit de multiples influences et ceci est encore plus visible au début du XXIe siècle ! Nous nous enrichissons au contact de l’autre d’où qu’il soit. Le métissage culturel est une richesse et non pas un danger. Toute culture doit être respectée et la Franche-Comté ne doit pas s’inscrire dans un bloc aux frontières cloisonnées et fermées ! L’identité comtoise n’est pas figée : elle doit s’enrichir et se réinventer. Loin du patrimoine poussiéreux et du folklore passé, il nous faut revendiquer haut et fort l’héritage comtois sous toutes ses formes pour qu’il soit encore vivant au XXIs siècle, face à l’uniformisation globale de la société et du monde.

Sans vivre dans le passé, connaitre son histoire, c’est se réaproprier son lieu de vie, le faire sien pour avancer vers l’avenir au delà de l’histoire centralisée et étatique enseignée dans les établissements scolaires. Les langues comtoises sont-elles vraiments mortes ? Accepter sans bouger les condamne à la disparition ou au mieux le statut de pièces de musée. Celles-ci n’ont économiquement plus de valeur, leur donner un statut dans la vie publique n’est actuellement plus concevable et même d’avantage la plupart du temps celles-ci ont disparu des esprits ou sont toujours cantonnées au rang de patois, français déformé ou parler impropre. Se le réaproprier pendant qu’il est encore temps comme mode d’expression et même de création pour parler, écrire, créer… est possible.

Tout cela : notre patrimoine, nos langues, notre histoire, NOTRE IDENTITE, NOTRE HERITAGE sont menacés de récupération par l’extrème-droite, d’instrumentalisation au service du rejet de l’autre et d’un monde mystifié qui n’existe pas.

C’est pourquoi fiers de ce legs mais tournés vers l’avenir et vers l’autre quel qu’il soit, nous devons créer une alternative !

« Là où flotte le drapeau comtois, qui que tu sois, tu es chez toi… »

lu sur le site identité comtoise


Franche-Comté Antifasciste !

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