Archive for the Antisexisme Category

Vivre Sans Peur : mobilisation et campagne antifasciste

Posted in Agir au lieu d'élire, Anticapitalisme, Antifascisme, Antimilitarisme, Antisexisme, Autogestion, Rendez-vous with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 octobre 2012 by scalpbesak

Nous sommes des militants qui luttons contre toute forme de fascisme. Nous combattons, non pas des personnes, mais des idées et les pratiques quotidiennes qui en découlent. Autant de comportements qu’il faut combattre pour que chacune et chacun puisse vivre librement et sans peurs. Notre lutte antifasciste nous mène sur d’autres terrains, là où le fascisme est présent quelle que soit sa forme ou son visage.

Pour se réunir, débattre et agir nous proposons une campagne commune (Vivre Sans Peur) et une date commune de mobilisation dans tout le pays (Samedi 10 Novembre 2012).

https://vivresanspeur.noblogs.org

 

Localement les événements seront annoncés sur le blog du Collectif Antifasciste de Besançon ainsi que sur ce blog.

 

Nique la Saint-Valentin !

Posted in Antisexisme with tags , , , , , , on 14 février 2012 by scalpbesak

Nique la Saint-Valentin ! Faites l'amour et la guerre de classe !

 

A Besançon !

 

Plus de photos :

Fragment de Tag

Plus d’arguments (entre autres) :
Jura Libertaire

Compte-rendu de la journée du 19 Novembre 2011 à Besançon

Posted in Antisexisme with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 novembre 2011 by scalpbesak

Nous étions entre 50 et 100 (CNT, FA, SCALP et de nombreux non alignés) à répondre à l’appel pour le droit des femmes à disposer de leur corps et à vouloir empêcher les intégristes de « SOS tout pourri » de déverser leurs prières anti-contraception et avortement.

Bien aidés cette année par la préfecture qui avait déployé ses casqués tout autour de l’église St Jean pour nous empêcher d’occuper le parvis avant eux, la vingtaine de réactionnaires a certes pu psalmodier dans le vent mais pas imposer sa propagande puante aux passants, arrêtés par le dispositif policier.

De notre côté, c’est la créativité et l’humour qui l’ont emportés, entre les pancartes bariolées et les slogans décalés (Ni Dieu Ni Maitre, Ni ordre Moral, Bouffons des chattes, pas des hosties) c’est par la dérision et par le nombre que nous avons prouvé que les intégristes n’auront jamais la voie libre pour asséner leur propagande haineuse à Besançon.
Les cathos et leurs amis bleus partis, le rassemblement a rejoint en cortège la manifestation de Solidarité femme Place Pasteur dans le cadre de la semaine de lutte contre les violences faites aux femmes.
Croisant en route une table de propagande de l’UMP, le cortège l’a quelque peu dévastée au grand dam de Jean Rosselot qui tentait une sortie à découvert.

Affiches et tracts à terre, et face aux quolibets des mécontents, les UMPistes ont largement perdu leur calme, empoignant ici un camarade et faisant tomber sa bière (contrairement à la version calomnieuse de membres du parti au pouvoir, relayée par la presse bourgeoise) et menaçant du portable de dénoncer un jeune dont il connaissait le nom.

Il est affligeant de constater la surprise des militants et élus de l’UMP face à la colère qu’ils engendrent eux-mêmes par leur politique, mais qu’importe, après cette brève récréation, le cortège finit sa route et se joint à  Solidarité Femme, Place Pasteur. C’est plus tard, au moment du rangement du matériel militant et du débriefing, que les flics envahissent la Place Marulaz en matraquant.
Ils arrêtent le camarade dénoncé plus tôt, frappant celui qui tente de s’y opposer, et tiennent le siège de l’Autodidacte, retranchant une vingtaine de personne à l’intérieur. La situation restera tendue pendant un quart d’heure et le dispositif sera levé.
Le temps de nous organiser et nous appelons à un rassemblement de soutien devant le comico à 17H30.Trois Banderoles (puis deux, la « Police partout, Justice nulle part » ayant été censurée) et une quarantaine de personne scandent « libérez notre camarade », il sort 10 minute plus tard, poursuivi pour agression sans violence et injures publiques, deux infractions qui ne peuvent pas aller bien loin.

Le pire est donc évité, mais notre dégout est à son comble, de voir une force armée financée par les impôts qu’on nous extorque protéger par la violence les fanatiques de l’ordre moral et les militants de l’idéologie dominante.

source : CNT 25

Autres compte-rendus sur :

Le Chat Noir Emeutier et Offensive Libertaire

Fragment de Manif

Communisme Ouvrier

Samedi 19 Novembre, Besançon : Rassemblement pour le droit des femmes à disposer librement de leur corps

Posted in Antisexisme with tags , , , , , , , , , , , , on 13 novembre 2011 by scalpbesak

227 000 IVG ont été pratiquées en France cette année, ce chiffre peut surprendre mais il s’agit d’un chiffre stable pour ces dernières années.

La majorité des femmes prennent en charge leur contraception et choisissent en connaissance de leurs droits d’interrompre ou non une grossesse non prévue.

Les statistiques de l’INED montrent que plus de 40 % des femmes auront recours à l’IVG à un moment donné de leur vie, et que 72 % des femmes ayant recours à l’IVG étaient sous contraception (tous moyens confondus).

L’IVG n’est donc pas un événement exceptionnel mais une composante de la vie sexuelle et doit être prise en compte comme telle.

Pourtant, la liberté d’avorter est aujourd’hui attaquée de toutes parts…

LE DROIT À L’AVORTEMENT ET L’ACCÈS À LA CONTRACEPTION : DES LIBERTÉS CONQUISES DE HAUTES LUTTES MAIS QUI RESTENT FRAGILES FACE AU DÉMANTÈLEMENT GLOBAL DU SERVICE PUBLIC

Parallèlement à la diminution drastique des subventions des plannings familiaux, nous assistons ces dix dernières années à la fermeture de nombreux centres pratiquant l’IVG.

Près de la moitié des 857 services de gynéco-obstétrique ne font pratiquement pas d’avortements alors que la loi de 1979 a décidé la création d’un centre IVG dans chaque hôpital public.

Ceci est encore aggravé par le sabordage de l’hôpital public organisé par l’état sous couvert d’économie (loi Bachelot, du 25 juin 2009): pénurie d’un personnel médical et paramédical formé (dans dix ans, il n’y aura plus assez de médecins pour faire des IVG en France), disparition des structures de proximité, inégalité d’accès aux moyens de contraception, fermeture de centres d’orthogénie ou la mise en place de restrictions par certains établissements: certains établissements refusent de pratiquer une IVG au-delà de 10 semaines d’âge gestationnel, d’autres refusent de pratiquer des IVG chirurgicales, d’autres encore n’ont pas les moyens d’accueillir les femmes en demande d’IVG.

Ces divers éléments montrent que le droit à l’IVG est de plus en plus menacé. Si le droit à l’IVG est largement acquis en France, c’est la légitimité de se trouver en situation de devoir y recourir qui est en danger.

Nous sommes en train de revenir doucement sur la liberté des femmes à disposer de leur corps par des limitations des moyens matériels.

C’est dans ce contexte, et même si les délais pour avorter ont été allongés de 10 à 12 semaines, que tous les ans sont d’ores et déjà contraintes plus de 5000 femmes à aller avorter à l’étranger.

Plus que jamais il est nécessaire de lutter pour :

* Une meilleure information et un meilleur accès à la contraception et à l’IVG

* La défense d’un système de santé public, gratuit et accessible à tou-te-s

* Le droit pour chacun-e de disposer librement de son corps et de s’épanouir dans la sexualité qu’il ou elle choisit.

DES LIBERTÉS EN BUTTE À UNE MORALE D’UN AUTRE SIÈCLE :

Hélas dans notre société hétérosexiste encore dominée par une morale religieuse et patriarcale désuète, être mère est trop souvent présenté comme un passage obligé pour toute femme «qui se respecte».

L’avortement est donc, dans ce cadre, bien souvent considéré comme un acte «irresponsable» voir «coupable». L’IVG est toujours pensée comme un mal honteux et traumatisant alors qu’il est un moyen de maîtrise de son corps et de sa sexualité.

Mais les témoignages sont là: mauvais accueils (y compris des personnels soignants et de certains médecins), culpabilisation, humiliations, encouragement à renoncer au désir d’avorter. Autant de pratiques plus ou moins insidieuses qui se dressent contre l’émancipation des femmes.

Les libertés sexuelles sont des libertés fondamentales en termes de santé publique, mais surtout en termes d’autonomie et d’indépendance dans le respect des différences. L’accès libre à la contraception et la liberté d’ avorter ne s’opposent pas, ils sont tous deux fondamentaux, inaliénables et complémentaires dans la maitrise de la fécondité. Chaque femme doit pouvoir, si elle le souhaite, accéder à l’avortement sans pression ni culpabilisation, dans le respect de sa décision.

Parmi ces moralisateurs, on trouve l’association SOS Tout-petits

Sous un semblant de respectabilité familiale «bon enfant», se dissimule l’intégrisme religieux le plus intolérant et le plus hostile à toute idée de pouvoir vivre une sexualité propre à chacun-e.

Leurs mots d’ordre : abrogation de la loi Veil, lutte contre l’euthanasie, mobilisation contre le PACS, lutte contre les «perversions sexuelles» (ils considèrent les homosexuel-les comme «des malades» qu’il faut soigner) et bien entendu défense de la «morale» publique (Amen!).

Cette association mène couramment des manifestations à proximité d’établissements hospitaliers pratiquant des avortements ou en occupant leurs accès.

Xavier Dor, médecin catholique, président de SOS tout petits, et ancien initiateur de commandos anti-IVG, a par ailleurs été condamné à plusieurs reprises pour délit d’entrave à l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), sans jamais purger ses peines. Le but des anti-IVG est systématiquement de culpabiliser les femmes, de leur refuser la libre disposition de leur corps et de décider de leur vie à leur place.

À BESANÇON COMME PARTOUT AILLEURS,

NE LAISSONS PAS L’OBSCURANTISME RELIGIEUX RÉPANDRE SA MORALE NAUSÉABONDE !

RASSEMBLEMENT SAMEDI 19 NOVEMBRE 14H DEVANT LA CATHEDRALE SAINT-JEAN

Voir le tract commun CNT – FA – SCALP – Libertaires en pdf.